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"Vente forcée", "tromperie" : SFR épinglé pour avoir assuré des clients sans leur consentement

"Vente forcée", "tromperie" : SFR épinglé pour avoir assuré des clients sans leur consentement

SFR dans le viseur de 60 Millions de consommateurs. En effet, l'association dénonce les pratiques peu commerciales dont ont été victimes certains clients de l’opérateur. Ces derniers se seraient vus prélever une assurance souscrite sans leur accord.

Prélevés sans le savoir

De nombreux consommateurs engagés chez SFR sont très remontés contre l’opérateur téléphonique. "J’ai réalisé, en regardant mon compte en banque, que j’étais débité de 13 € chaque mois par Chubb, une assurance pour mobile que j’ai souscrite involontairement", explique ainsi Lauris Pitolet à 60 Millions de consommateurs.

"À aucun moment, je n’ai reçu un message confirmant la souscription, ni courriel ni SMS", dénonce cet abonné SFR de Salles (Gironde). En tout, c’est quelque 250 € qui lui ont été prélevés. Il estime avoir été victime d’une "vente forcée" en boutique.

Une pratique commerciale évidemment trompeuse et une galère pour les clients qui cherchent ensuite à se désabonner. Faute de savoir qu’ils ont été assurés à leur insu, les abonnés ne peuvent fort logiquement pas invoquer les 14 jours de rétractation pour se débarrasser de cette assurance. De plus, le premier mois étant gratuit, ils s'aperçoivent du prélèvement par la suite, et donc trop tard ce qui engendre un engagement d'une durée d'un an.

Des pratiques douteuses mais fréquentes

Selon le dernier rapport du médiateur de l’assurance, encore trop de Français sont victimes de vente forcée sur les assurances de téléphones portables. Celui-ci dénonçait également des intermédiaires vendant des assurances pour mobiles "qui n’hésitent pas à employer des moyens douteux pour vendre le plus possible", sans se soucier d’informer le client.

Pourtant, l’article de loi L 112-2 du code des assurances stipule que l’assureur a le devoir de fournir une fiche d’information sur le prix et les garanties avant la signature du contrat par le client. Sans cela, le contrat est illégal.

En mai dernier, c’est l’UFC-Que Choisir qui avait déjà déposé plainte contre SFR pour pratiques commerciales trompeuses pour ses offres RED by SFR. Annoncées "sans engagement et sans condition de durée", les offres avaient finalement vu leur tarif augmenter de 30 à 75 % deux ans plus tard.

Comment résilier un tel contrat ?

Pour dénoncer ce type de contrat, il faut contacter l'assureur par courrier (Chubb dans le cas de SFR) et préciser le motif de la demande. Si cela n'aboutit pas, un courrier recommandé avec accusé de réception est à envoyer. Le cas échéant, il faut saisir le médiateur de l'assurance.

De plus, avec ce type de produits d'assurance "le niveau de restrictions est extrême, avec des notices explicatives peu claires", souligne le juriste de la CLCV Olivier Gayraud auprès du média moneyvox. "Personne ne demande de lui-même ce type d’assurances affinitaires. Elles ne fonctionnent qu’à la sollicitation, lors d’une vente, d’un changement d’opérateur ou de fournisseur. Le prix bas et la poudre aux yeux font le reste. Par principe, les assurances affinitaires sont superflues. Ce sont des extensions de garanties qui profitent de leur coût faible dans la facture totale pour essayer de passer inaperçues".

Contacté par 60 millions de consommateurs, SFR indique découvrir la situation et "affirme que les clients sont informés par mail et par SMS à chaque souscription". Pour sa part, Chubb n’a pas répondu.