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Nomophobie : d’où vient la peur excessive d’être séparé de son téléphone ?

Nomophobie : d’où vient la peur excessive d’être séparé de son téléphone ?

Par Marion Dos Santos Clara Mis à jour le Envoyer par e-mail

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Je certifie ne pas envoyer d'e-mail indésirableSymptôme d'une époque ultra-connectée, la nomophobie reflète nos multiples dépendances numériques. La peur d’être séparé de son téléphone ou de ne pouvoir s’en servir est de plus en plus fréquente. On fait le point sur cette angoisse moderne avec Marie Danet, psychologue clinicienne.

Vous êtes angoissé.e par la simple idée de manquer de batterie ou de réseau ? Vous scrollez inlassablement votre écran et consultez compulsivement votre téléphone sans raison particulière ? Vous êtes peut-être "nomophobe". Et vous n’êtes pas seul.e. 66% des actifs se disent angoissés à l’idée de passer une journée sans leur mobile, et 69% des personnes préfèrent perdre leur porte-monnaie ou leurs clés plutôt que leur téléphone, selon une étude conduite par le UK Post Office en 2008.

Qu’est-ce que la nomophobie ?

La nomophobie – élu mot de l’année 2018 par le Cambridge Dictionnary – est un terme issu de la contraction de "no mobile phone phobia", qui est donc la peur de ne pas avoir son téléphone à proximité de soi ou d’être dans l’impossibilité de s’en servir. Cette angoisse nouvelle reflète notre usage excessif des écrans. L’essor des smartphones, des réseaux sociaux, mais aussi de l’information en continu ont entraîné un phénomène propre à notre époque appelé FOMO, (pour "fear of missing out"), qui renvoie à la peur de rater quelque chose.

Lire aussi :La nausée du scroll, ce trouble lié à l’utilisation excessive des écrans

Il faut d’abord savoir que l’"addiction" au smartphone n’est pas reconnue scientifiquement. Les spécialistes parlent en revanche "d’usage problématique".La nomophobie démarre dès l’instant où l’on commence à perdre le contrôle de l’utilisation de son téléphone. "On parle d’usage problématique quand le fait d’utiliser son smartphone a des conséquences négatives sur le fonctionnement quotidien de la personne", avance Marie Danet, psychologue clinicienne et spécialiste des usages de l’écran dans la famille. Une sensation d’angoisse, de vide, des difficultés de concentration, une baisse de l’estime de soi, des troubles du sommeil... Autant d’effets néfastes qui doivent alerter et questionner sur notre usage du téléphone portable.

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Quelles sont les causes de la nomophobie ?

Nomophobie : d’où vient la peur excessive d’être séparé de son téléphone ?

La cause principale de nomophobie, invoquée par 55% des sondés, est la peur de perdre le contact avec leur famille ou leurs amis, selon une enquête menée au Royaume-Uni par l’institut de sondage YouGov en 2013. Pour 10% des gens, c’est la peur de ne plus être joignable à tout moment pour leur travail.

Aujourd’hui, on fait tout avec un téléphone. "On ne fait plus que téléphoner. Il y a énormément de fonctions sur un smartphone, et, parfois, les personnes peuvent être gênées dans leur quotidien si elles n’ont pas leur téléphone avec elles", souligne Marie Danet. En effet le smartphone est aujourd’hui autant un moyen de communiquer, que de s’informer, visionner des vidéos, s’organiser, lire ses mails, travailler ou même se réveiller. "Le fait que cet outil regroupe autant de fonctions le rend indispensable", ajoute la spécialiste. Plus que le temps passé sur le téléphone, il faut regarder l’usage qu’on en fait. "Est-ce que l’usage permet à la personne de gérer ses émotions ou pas ?", interroge-t-elle.

Toutefois, pour Marie Danet, la nomophobie peut être révélatrice de quelque chose de plus profond. Il faut donc se demander à quel besoin cette utilisation abusive répond. "Les outils numériques peuvent venir révéler chez certaines personnes des difficultés préexistantes", explique Marie Danet. Cela peut être de l’anxiété ou une dépression. "Cela peut amener à un usage excessif des outils numériques, mais ce ne sont pas les outils numériques qui vont créer le mal-être".

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Comment guérir sa nomophobie et être moins accro à son téléphone ?

Avant de se lancer dans une digital detox, il peut être intéressant de questionner son rapport au téléphone. Dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ? "Quand on a le sentiment qu’on perd le contrôle de son usage, on peut mettre en place un plan d’action et établir des temps libres d’écran", précise Marie Danet.

Il peut s’agir de zones spatiales et/ou temporelles. "Par exemple, lorsque l’on est à table avec ses amis ou sa famille, on le met hors de portée", avance la psychologue clinicienne. Vous pouvez également définir que la chambre ou la période entre 22 heures et l’heure du réveil sont des zones sans smartphone.

Eh oui ! Ainsi, plus d’excuse. Vous pourrez bannir le téléphone de la chambre à coucher et le retrouver le lendemain matin, une fois votre routine matinale terminée. Cela vous permettra de retrouver un sommeil réparateur, sans passer des heures à scroller sur Instagram ou TikTok avant le coucher, et sans consulter vos mails à peine levé.e.

Dans les réglages de votre smartphone, désactivez toutes les notifications des applications pour ne pas céder à l’envie urgente d’aller y jeter un œil. S’il y a une véritable urgence, on saura toujours vous joindre.

Essayez de couper toute connexion lors d’une journée pour votre bien-être. Cela peut être le dimanche par exemple. Profitez-en pour faire une activité manuelle, un sport, regarder une série. En bref, osez le JOMO ("Joy of missing out" ou la joie de manquer quelque chose), soit l’inverse du fameux FOMO.

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