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Test : Samsung Galaxy S

Test : Samsung Galaxy S

Après le Galaxy puis le Spica, Samsung continue avec les smartphones Android et se lance maintenant sur le haut de gamme avec le Galaxy S. Ce dernier vient en effet concurrencer les Motorola Milestone, HTC Desire, Sony Ericsson Xperia X10 et Google Nexus One, avec des spécifications alléchantes et un prix plutôt attractif (environ 129 euros avec abonnement). Comme nous avons pu avoir en main une majorité de ses concurrents, voyons ce que vaut vraiment ce Galaxy S.

Un design qui fait penser à quelque chose.

Quand on découvre le Galaxy S pour la première fois il est rare de ne pas faire le rapprochement avec l’iPhone 3Gs. D’ailleurs quand une personne le voit de loin, c’est le smartphone d’Apple qui vient rapidement à l’esprit. Et pour cause, le Galaxy S offre un design rectangulaire avec des bords arrondis, un écran occupant pratiquement toute la face avant, qui est traité antitraces, et un gros bouton “Home” situé juste en dessous de ce dernier, et entouré de deux touches sensitives (Menu et Retour). Notez également le capteur de proximité et une webcam dédiée à la visio situés juste au-dessus de l’écran.

Sur la tranche droite se trouve le bouton Power/Hold, alors que sur la tranche gauche c’est le contrôle du volume (+/-) qui a trouvé sa place.

Au-dessus se trouvent la traditionnelle prise casque 3,5mm (qui fait également office de sortie TV) mais aussi le port USB (microUSB) astucieusement caché derrière un petit cache coulissant (et solide).

Enfin, au dos, se trouvent le haut-parleur et l’APN de 5 Mégapixels mais sans flash.

Deux petites choses à signaler : il n’y a pas de bouton d’accès direct à l’appareil photo et l’accès à la carte microSD se fait facilement en enlevant la coque du dos mais pas la batterie, ce qui est plus pratique.

Le Galaxy S, contrairement au Wave, reprend ce qui a fait les gammes de Samsung, à savoir une coque toute en plastique à l’effet glossy. On aime ou on n’aime pas, mais il est vrai qu’on aurait peut-être aimé le niveau de finition du Samsung Wave. Certes, pour un tel écran, il est léger et sait se faire oublier dans une poche, mais l’alu brossé du Samsung Wave était, je pense, plus adéquat pour du haut de gamme. Malgré tout, la finition est bonne et le tout semble solide.

Au rayon des déceptions, on notera l’absence d’une LED de notification qui manque cruellement, surtout quand on a été habitué aux Google Nexus One ou autres HTC Desire/Legend. Le bouton “Home” est un peu gros et bien qu’il “colle” au design du constructeur coréen, il ne sert ni de trackpad optique, ni de croix directionnelle, alors ça peut gêner certains comme moi parce que j’ai pris l’habitude d’utiliser le trackball du Google Nexus One mais ça n’a pas gêné outre mesure d’autres personnes comme Anh qui n’utilise jamais le trackball de son Nexus One. On notera aussi l’absence d’un second micro qui aurait servi de fonction “Noise canceling” comme chez certains concurrents.

Ses dimensions sont de 122×64×10mm pour 119g.

Un smartphone pour en mettre plein les yeux.

Quand on allume le Galaxy S, ce qui saute aux yeux, c’est son écran de 4” Super AMOLED (800 x 480 pixels). Celui-ci est vraiment superbe, lumineux, très lisible et avec un taux de contraste élevé. Quand on le compare à un écran AMOLED comme celui des Samsung Jet ou du Google Nexus One, la différence ne saute pas non plus aux yeux si ce n’est quand la luminosité est au maximum et dans les noirs où ces derniers se confondent avec les bords de l’écran. Par contre, un des avantages, moins visible, réside dans sa consommation d’énergie, moindre, ce qui n’est pas plus mal. Comparé au Rétina Display d’Apple, c’est aussi kif-kif, la résolution, à l’oeil nu, ne sautera pas au yeux et il faut vraiment zoomé pour trouvé un léger avantage à l’écran d’Apple. On notera aussi des couleurs plus chaudes sur l’écran du coréen, ce qui n’est pas pour déplaire au grand public. Mais bon, tout cela reste assez subjectif.

Vient ensuite le second effet kisskool : l’interface.En effet, Samsung fidèle à son passé, n’a pu s’empêcher d’apporter sa surcouche maison, TouchWiz, sous Android. Et même s’il faut avouer que celle-ci est particulièrement bien intégrée, elle n’en demeure pas moins très proche de celle de l’iPhone dans sa globalité… Et franchement, cela me gêne, car si j’achète un smartphone sous Android, ce n’est pas pour me retrouver avec un simili iPhone au premier abord. Autant Sense chez HTC est différent de ce que fait Apple ou Android, autant TouchWiz est décevant par ses ressemblances. Cependant, il serait possible de la désactiver pour retrouner à l’interface Android de base ou un autre… Pourquoi pas, dans ce cas, Google est votre ami. À noter cependant que la partie ressemblant à l’iPhone concerne l’écran d’applications. J’avais aimé l’effet cube apporté par le Google Nexus One. Je trouve dommage donc que Samsung ait choisi de remplacer ce cube d’application par des pages d’applications “à la iPhone”. Heureusement, il reste les écrans d’accueil où on pourra mixer widgets, raccourcis et dossiers. Ouf ! Et cela est bien le plus important.

Passé ce petit coup de gueule sur l’interface, on se replonge dans ce portable complet et notamment ses spécification hardware. Le Galaxy S est propulsé par le nouveau processeur Samsung ARM Cortex A8 cadencé à 1Ghz et accompagné de 512Mo de RAM. Et ça voyez vous, ça se ressent ! Le smartphone offre en effet une rapidité exemplaire et des performances notamment en jeux 3D ou décodage vidéo au dessus de ses concurrents. Il n’y a par exemple pas besoin de réencoder ses vidéos aux formats Divx et Xvid. C’est d’ailleurs dans ce cadre d’utilisation que l’écran Super AMOLED prend tout son sens, c’est un vrai régal, car venant d’un Nexus One, les 0,3” de plus et la profondeur des couleurs font bel et bien une différence !

NB: Le Galaxy S qu’on a reçu était avec un firmware estampilléI9000XXJF3 mais ce dernier rencontrait quelques soucis de lag au niveau de l’interface et cela devenait au final franchement agacent ! À un moment j’ai presque cru que les problèmes du Galaxy premier du nom se reproduisait sur ce modèle S. Du coup, je suis pour passé à la version i9000XWJG1 et là que du bonheur… Malheureusement, cette version n’est pas encore disponible officiellement en France il faudra donc patienter un peu (on parle d’une nouvelle version estampillée I9000XXJF8).

Le Galaxy S dispose d’une capacité interne de 8Go (2Go consacrés aux applications) qui se comporte comme une carte mémoire lorsqu’on branche l’appareil à son ordinateur. Et si ce n’est pas assez, vous pourrez toujours étendre la mémoire via le port microSD.

TouchWiz sort ses griffes.

Bien qu’ayant des ressemblances avec l’iPhone au niveau de la page d’applications, l’interface TouchWiz de Samsung est particulièrement bien implantée sur le Galaxy S, il est même très rare de retrouver un menu de base d’Android. Après c’est une question de goût j’ai envie de dire, tout comme l’interface Sense de HTC et même si je n’est pas accrochée avec celle-ci, il y a tout de même des choses bien sympathiques à noter :

Un petit mot donc sur les widgets made in Samsung. Il y en a 8 au total. L’idée est là, mais franchement ces dernières sont encore trop limités ou alors trop gros. Un exemple avec le widget “Mon quotidien” qui pourrait être vraiment intéressant sauf qu’il est impossible de le personnaliser réellement. Il vous propose d’avoir en une vue la météo, des news et des infos boursières. Le hic, c’est que ce widget ne permet pas par exemple d’y ajouter notre propre flux RSS ou d’autres infos. L’idée est donc bien là et a de quoi séduire, mais soit Samsung l’ouvre, soit il faudra attendre qu’un développeur tiers s’y attarde. Espérons que Samsung modifiera ça lors d’une prochaine mise à jour parce qu’il y a matière à faire plaisir aux utilisateurs.

Pour terminer cette partie, notez que le firmware actuel du Galaxy S est basé sous Android 2.1 malgré les nombreuses fonctionnalités ajoutées par Samsung, il devrait passer sous Froyo (Android 2.2) avant la fin de l’année et toujours avec la surcouche TouchWiz.

Le multimedia mis en avant.

Test : Samsung Galaxy S

S’il y a bien une chose que Smasung a revu en profondeur pour son Galaxy S, c’est la partie multimedia et c’est franchement tant mieux ! Cela doit être dû au rapprochement depuis maintenant plusieurs mois des divisions téléphonie et MP3 chez le constructeur coréen. Toujours est-il que la partie Musique du Galaxy S est complète avec les traditionnels lecteurs audio, le classement par Tag, la recherche d’artistes ou de titres, l’affichage des pochettes d’album (carrousel identique aux baladeurs MP3) ou encore la présence des équaliseurs (8 dont un personnalisable) et des effets sonores (6) !

Niveau qualité sonore, c’est plutôt bon en plus, bon, ça reste du MP3 et parfois ça manque de pêche mains globalement j’ai été assez surpris pour un téléphone. Notez par contre que les écouteurs livrés ne sont vraiment top, contrairement au haut-parleur de l’appareil plus puissant que la normale.

Un tuner FM RDS et une fonction enregistrement sont également présents.

La partie vidéo comme je le disais plus haut est très agréable grâce à la prise en charge de vidéos aux formats Divx ou Xvid (avi) sans réencodage et jusqu’en 720p ! À signaler au passage que le format MKV en 720p est aussi compatible, mais cela dépend des fichiers, car j’en ai certains qui sont passés, d’autres non.

L’autre partie grandement optimisée est l’appareil photo, car même sans flash, ce dernier s’en sort particulièrement bien et surtout offre un très grand nombre de réglages. Il fait des photos juqu’en 5MPx et des vidéos en 720p.

Pour les photos, la mise au point se fait automatiquement en tapant sur l’écran à l’endroit désiré, puis ensuite, il suffit de prendre la photo. Les modes disponibles vont de la macro jusqu’au mode panorama très sympathique au passage, de la scène portrait au feu d’artifice, sans oublier le réglage des blancs, des ISO ou encore la géolocalisation. Gros manque par contre, un flash qui est étrangement absent et en faible luminosité ça se ressent !

Exemples de photos prises avec le Galaxy S :

Mode normal

Mode Panoramique

Du côté des vidéos, c’est par contre un peu plus limité. Comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas de zoom numérique, mais on retrouvera tout de même des fonctions assez classiques issues du mode photo comme le réglage des blancs, la présence de quelques effets de style ou encore la qualité de la vidéo allant jusqu’à 1280×720. Le son est enregistré dans une sorte de 5.1 virtuel. L’avantage quand même, c’est que vous n’aurez plus forcément besoin d’un mini-caméscope comme une Flip-Video par exemple.

Exemple d’une vidéo prise avec le Galaxy S en 720p (notez que l’APN de fait pas de rotation automatique !) :

Samsung App vs Android Market.

La comparaison va aller très vite, car même si les deux boutiques sont présentes sur le Galaxy S, l’App Strore de Samsung ne contient que 5 applications à l’heure ou j’écris ces lignes dont tout de même le jeu Asphalt 5 gratuit. À côté on a l’Android market, bien plus complet avec ses milliers d’applications. Les deux boutiques fonctionnent de la même façon, on espère juste que Samsung mettra, pourquoi pas, quelques exclusivités sur la sienne.

NB : J’ai rencontré un sérieux problème avec l’Android Market puisque il est devenu impossible de télécharger une application ni même de mettre à jour ! Apparemment cela serait dû à un souci d’autorisation d’accès au dossier, ou une application qui a posé problème. Pour revenir à la normale deux solutions : soit désinstaller l’ensemble des applications, soit faire un reset de l’appareil, ce qui n’est franchement pas agréable :/ En cherchant un peu sur le net, j’ai vu que ce problème touchait aussi le Galaxy Spica. Si vous avez des infos à ce sujet, n’hésitez pas à les partager. De même et dans le doute, il est préférable pour l’instant de n’utiliser que l’Android Market au détriment du Samsung Store parce qu’on parle justement de problèmes de droits entre les deux.

Autonomie et synchronisation.

“Un smartphone ça a forcément une autonomie de merde” disait l’autre. Ce n’est pas faux, mais un smartphone c’est une machine connectée et ce n’est plus comparable avec un simple téléphone, aussi multimédia soit-il. Le Galaxy S s’en sort assez bien avec une autonomie d’environ 1 jour et demi pour une utilisation moyenne. Personnellement je le recharge tous les soirs, car j’ai une utilisation assez intensive de ce dernier (plusieurs emails en push, consultation de pages web, jeux, appels…) mais il peut durer plusieurs jours si vous désactivez la 3G par exemple ou si son utilisation est assez limitée. Anh s’en sort visiblement avec deux jours d’autonomie, c’est vraiment en fonction de chacun, mais dans l’ensemble, c’est plutôt correct.

Enfin, concernant la synchronisation ou plutôt le comportement de l’appareil une fois qu’il est connecté à un ordinateur, Samsung donne le choix entre plusieurs mode de connexion : Samsung Kies (pour être reconnu par le logiciel PC et notamment pour faire les mises à jour mais aussi sauvegarder le contenu de votre téléphone), Lecteur Média, Stockage de masse (mode classique qui le fait fonctionner comme un disque externe/lecteur de carte) et Internet PC. On ne peut que saluer cet effort de la part de Samsung d’avoir plusieurs types de connexion, même si une compatibilité uniquement PC pour le logiciel et notamment pour les mises à jour reste très limité !

Prise en main en vidéo

Conclusion

Les gros doutes que je pouvais avoir sur le Galaxy S après la cruelle déception du premier Galaxy, ont vite été balayés. En effet, Samsung a corrigé le tir et nous sort un smartphone vraiment haut de gamme, doté d’une belle puissance, d’un super écran et qui malgré quelques petits soucis de jeunesse, se place comme une très bonne alternative aux HTC Desire, Nexus One ou iPhone 4. La mise à jour vers Froyo (Android 2.2) annoncée pour la rentrée, ne pourra que lui faire du bien et surement le propulser au rang de meilleur smartphone sous Android.

NB: D’ailleurs ce Samsung Galaxy S est tellement bien qu’on va vous l’offrir sur le Journal du Geek cette semaine ! Restez connectés 😉

Galerie photo complète

Après le Galaxy puis le Spica, Samsung continue avec les smartphones Android et se lance maintenant sur le haut de gamme avec le Galaxy S. Ce dernier vient en effet concurrencer les Motorola Milestone, HTC Desire, Sony Ericsson Xperia X10 et Google Nexus One, avec des spécifications alléchantes et un prix plutôt attractif (environ 129 euros avec abonnement). Comme nous avons pu avoir en main une majorité de ses concurrents, voyons ce que vaut vraiment ce Galaxy S.

Un design qui fait penser à quelque chose.

Quand on découvre le Galaxy S pour la première fois il est rare de ne pas faire le rapprochement avec l’iPhone 3Gs. D’ailleurs quand une personne le voit de loin, c’est le smartphone d’Apple qui vient rapidement à l’esprit. Et pour cause, le Galaxy S offre un design rectangulaire avec des bords arrondis, un écran occupant pratiquement toute la face avant, qui est traité antitraces, et un gros bouton “Home” situé juste en dessous de ce dernier, et entouré de deux touches sensitives (Menu et Retour). Notez également le capteur de proximité et une webcam dédiée à la visio situés juste au-dessus de l’écran.

Sur la tranche droite se trouve le bouton Power/Hold, alors que sur la tranche gauche c’est le contrôle du volume (+/-) qui a trouvé sa place.

Au-dessus se trouvent la traditionnelle prise casque 3,5mm (qui fait également office de sortie TV) mais aussi le port USB (microUSB) astucieusement caché derrière un petit cache coulissant (et solide).

Enfin, au dos, se trouvent le haut-parleur et l’APN de 5 Mégapixels mais sans flash.

Deux petites choses à signaler : il n’y a pas de bouton d’accès direct à l’appareil photo et l’accès à la carte microSD se fait facilement en enlevant la coque du dos mais pas la batterie, ce qui est plus pratique.

Le Galaxy S, contrairement au Wave, reprend ce qui a fait les gammes de Samsung, à savoir une coque toute en plastique à l’effet glossy. On aime ou on n’aime pas, mais il est vrai qu’on aurait peut-être aimé le niveau de finition du Samsung Wave. Certes, pour un tel écran, il est léger et sait se faire oublier dans une poche, mais l’alu brossé du Samsung Wave était, je pense, plus adéquat pour du haut de gamme. Malgré tout, la finition est bonne et le tout semble solide.

Au rayon des déceptions, on notera l’absence d’une LED de notification qui manque cruellement, surtout quand on a été habitué aux Google Nexus One ou autres HTC Desire/Legend. Le bouton “Home” est un peu gros et bien qu’il “colle” au design du constructeur coréen, il ne sert ni de trackpad optique, ni de croix directionnelle, alors ça peut gêner certains comme moi parce que j’ai pris l’habitude d’utiliser le trackball du Google Nexus One mais ça n’a pas gêné outre mesure d’autres personnes comme Anh qui n’utilise jamais le trackball de son Nexus One. On notera aussi l’absence d’un second micro qui aurait servi de fonction “Noise canceling” comme chez certains concurrents.

Ses dimensions sont de 122×64×10mm pour 119g.

Un smartphone pour en mettre plein les yeux.

Quand on allume le Galaxy S, ce qui saute aux yeux, c’est son écran de 4” Super AMOLED (800 x 480 pixels). Celui-ci est vraiment superbe, lumineux, très lisible et avec un taux de contraste élevé. Quand on le compare à un écran AMOLED comme celui des Samsung Jet ou du Google Nexus One, la différence ne saute pas non plus aux yeux si ce n’est quand la luminosité est au maximum et dans les noirs où ces derniers se confondent avec les bords de l’écran. Par contre, un des avantages, moins visible, réside dans sa consommation d’énergie, moindre, ce qui n’est pas plus mal. Comparé au Rétina Display d’Apple, c’est aussi kif-kif, la résolution, à l’oeil nu, ne sautera pas au yeux et il faut vraiment zoomé pour trouvé un léger avantage à l’écran d’Apple. On notera aussi des couleurs plus chaudes sur l’écran du coréen, ce qui n’est pas pour déplaire au grand public. Mais bon, tout cela reste assez subjectif.

Vient ensuite le second effet kisskool : l’interface.En effet, Samsung fidèle à son passé, n’a pu s’empêcher d’apporter sa surcouche maison, TouchWiz, sous Android. Et même s’il faut avouer que celle-ci est particulièrement bien intégrée, elle n’en demeure pas moins très proche de celle de l’iPhone dans sa globalité… Et franchement, cela me gêne, car si j’achète un smartphone sous Android, ce n’est pas pour me retrouver avec un simili iPhone au premier abord. Autant Sense chez HTC est différent de ce que fait Apple ou Android, autant TouchWiz est décevant par ses ressemblances. Cependant, il serait possible de la désactiver pour retrouner à l’interface Android de base ou un autre… Pourquoi pas, dans ce cas, Google est votre ami. À noter cependant que la partie ressemblant à l’iPhone concerne l’écran d’applications. J’avais aimé l’effet cube apporté par le Google Nexus One. Je trouve dommage donc que Samsung ait choisi de remplacer ce cube d’application par des pages d’applications “à la iPhone”. Heureusement, il reste les écrans d’accueil où on pourra mixer widgets, raccourcis et dossiers. Ouf ! Et cela est bien le plus important.

Passé ce petit coup de gueule sur l’interface, on se replonge dans ce portable complet et notamment ses spécification hardware. Le Galaxy S est propulsé par le nouveau processeur Samsung ARM Cortex A8 cadencé à 1Ghz et accompagné de 512Mo de RAM. Et ça voyez vous, ça se ressent ! Le smartphone offre en effet une rapidité exemplaire et des performances notamment en jeux 3D ou décodage vidéo au dessus de ses concurrents. Il n’y a par exemple pas besoin de réencoder ses vidéos aux formats Divx et Xvid. C’est d’ailleurs dans ce cadre d’utilisation que l’écran Super AMOLED prend tout son sens, c’est un vrai régal, car venant d’un Nexus One, les 0,3” de plus et la profondeur des couleurs font bel et bien une différence !

NB: Le Galaxy S qu’on a reçu était avec un firmware estampilléI9000XXJF3 mais ce dernier rencontrait quelques soucis de lag au niveau de l’interface et cela devenait au final franchement agacent ! À un moment j’ai presque cru que les problèmes du Galaxy premier du nom se reproduisait sur ce modèle S. Du coup, je suis pour passé à la version i9000XWJG1 et là que du bonheur… Malheureusement, cette version n’est pas encore disponible officiellement en France il faudra donc patienter un peu (on parle d’une nouvelle version estampillée I9000XXJF8).

Le Galaxy S dispose d’une capacité interne de 8Go (2Go consacrés aux applications) qui se comporte comme une carte mémoire lorsqu’on branche l’appareil à son ordinateur. Et si ce n’est pas assez, vous pourrez toujours étendre la mémoire via le port microSD.

TouchWiz sort ses griffes.

Bien qu’ayant des ressemblances avec l’iPhone au niveau de la page d’applications, l’interface TouchWiz de Samsung est particulièrement bien implantée sur le Galaxy S, il est même très rare de retrouver un menu de base d’Android. Après c’est une question de goût j’ai envie de dire, tout comme l’interface Sense de HTC et même si je n’est pas accrochée avec celle-ci, il y a tout de même des choses bien sympathiques à noter :

Un petit mot donc sur les widgets made in Samsung. Il y en a 8 au total. L’idée est là, mais franchement ces dernières sont encore trop limités ou alors trop gros. Un exemple avec le widget “Mon quotidien” qui pourrait être vraiment intéressant sauf qu’il est impossible de le personnaliser réellement. Il vous propose d’avoir en une vue la météo, des news et des infos boursières. Le hic, c’est que ce widget ne permet pas par exemple d’y ajouter notre propre flux RSS ou d’autres infos. L’idée est donc bien là et a de quoi séduire, mais soit Samsung l’ouvre, soit il faudra attendre qu’un développeur tiers s’y attarde. Espérons que Samsung modifiera ça lors d’une prochaine mise à jour parce qu’il y a matière à faire plaisir aux utilisateurs.

Pour terminer cette partie, notez que le firmware actuel du Galaxy S est basé sous Android 2.1 malgré les nombreuses fonctionnalités ajoutées par Samsung, il devrait passer sous Froyo (Android 2.2) avant la fin de l’année et toujours avec la surcouche TouchWiz.

Le multimedia mis en avant.

Test : Samsung Galaxy S

S’il y a bien une chose que Smasung a revu en profondeur pour son Galaxy S, c’est la partie multimedia et c’est franchement tant mieux ! Cela doit être dû au rapprochement depuis maintenant plusieurs mois des divisions téléphonie et MP3 chez le constructeur coréen. Toujours est-il que la partie Musique du Galaxy S est complète avec les traditionnels lecteurs audio, le classement par Tag, la recherche d’artistes ou de titres, l’affichage des pochettes d’album (carrousel identique aux baladeurs MP3) ou encore la présence des équaliseurs (8 dont un personnalisable) et des effets sonores (6) !

Niveau qualité sonore, c’est plutôt bon en plus, bon, ça reste du MP3 et parfois ça manque de pêche mains globalement j’ai été assez surpris pour un téléphone. Notez par contre que les écouteurs livrés ne sont vraiment top, contrairement au haut-parleur de l’appareil plus puissant que la normale.

Un tuner FM RDS et une fonction enregistrement sont également présents.

La partie vidéo comme je le disais plus haut est très agréable grâce à la prise en charge de vidéos aux formats Divx ou Xvid (avi) sans réencodage et jusqu’en 720p ! À signaler au passage que le format MKV en 720p est aussi compatible, mais cela dépend des fichiers, car j’en ai certains qui sont passés, d’autres non.

L’autre partie grandement optimisée est l’appareil photo, car même sans flash, ce dernier s’en sort particulièrement bien et surtout offre un très grand nombre de réglages. Il fait des photos juqu’en 5MPx et des vidéos en 720p.

Pour les photos, la mise au point se fait automatiquement en tapant sur l’écran à l’endroit désiré, puis ensuite, il suffit de prendre la photo. Les modes disponibles vont de la macro jusqu’au mode panorama très sympathique au passage, de la scène portrait au feu d’artifice, sans oublier le réglage des blancs, des ISO ou encore la géolocalisation. Gros manque par contre, un flash qui est étrangement absent et en faible luminosité ça se ressent !

Exemples de photos prises avec le Galaxy S :

Mode normal

Mode Panoramique

Du côté des vidéos, c’est par contre un peu plus limité. Comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas de zoom numérique, mais on retrouvera tout de même des fonctions assez classiques issues du mode photo comme le réglage des blancs, la présence de quelques effets de style ou encore la qualité de la vidéo allant jusqu’à 1280×720. Le son est enregistré dans une sorte de 5.1 virtuel. L’avantage quand même, c’est que vous n’aurez plus forcément besoin d’un mini-caméscope comme une Flip-Video par exemple.

Exemple d’une vidéo prise avec le Galaxy S en 720p (notez que l’APN de fait pas de rotation automatique !) :

Samsung App vs Android Market.

La comparaison va aller très vite, car même si les deux boutiques sont présentes sur le Galaxy S, l’App Strore de Samsung ne contient que 5 applications à l’heure ou j’écris ces lignes dont tout de même le jeu Asphalt 5 gratuit. À côté on a l’Android market, bien plus complet avec ses milliers d’applications. Les deux boutiques fonctionnent de la même façon, on espère juste que Samsung mettra, pourquoi pas, quelques exclusivités sur la sienne.

NB : J’ai rencontré un sérieux problème avec l’Android Market puisque il est devenu impossible de télécharger une application ni même de mettre à jour ! Apparemment cela serait dû à un souci d’autorisation d’accès au dossier, ou une application qui a posé problème. Pour revenir à la normale deux solutions : soit désinstaller l’ensemble des applications, soit faire un reset de l’appareil, ce qui n’est franchement pas agréable :/ En cherchant un peu sur le net, j’ai vu que ce problème touchait aussi le Galaxy Spica. Si vous avez des infos à ce sujet, n’hésitez pas à les partager. De même et dans le doute, il est préférable pour l’instant de n’utiliser que l’Android Market au détriment du Samsung Store parce qu’on parle justement de problèmes de droits entre les deux.

Autonomie et synchronisation.

“Un smartphone ça a forcément une autonomie de merde” disait l’autre. Ce n’est pas faux, mais un smartphone c’est une machine connectée et ce n’est plus comparable avec un simple téléphone, aussi multimédia soit-il. Le Galaxy S s’en sort assez bien avec une autonomie d’environ 1 jour et demi pour une utilisation moyenne. Personnellement je le recharge tous les soirs, car j’ai une utilisation assez intensive de ce dernier (plusieurs emails en push, consultation de pages web, jeux, appels…) mais il peut durer plusieurs jours si vous désactivez la 3G par exemple ou si son utilisation est assez limitée. Anh s’en sort visiblement avec deux jours d’autonomie, c’est vraiment en fonction de chacun, mais dans l’ensemble, c’est plutôt correct.

Enfin, concernant la synchronisation ou plutôt le comportement de l’appareil une fois qu’il est connecté à un ordinateur, Samsung donne le choix entre plusieurs mode de connexion : Samsung Kies (pour être reconnu par le logiciel PC et notamment pour faire les mises à jour mais aussi sauvegarder le contenu de votre téléphone), Lecteur Média, Stockage de masse (mode classique qui le fait fonctionner comme un disque externe/lecteur de carte) et Internet PC. On ne peut que saluer cet effort de la part de Samsung d’avoir plusieurs types de connexion, même si une compatibilité uniquement PC pour le logiciel et notamment pour les mises à jour reste très limité !

Prise en main en vidéo

Conclusion

Les gros doutes que je pouvais avoir sur le Galaxy S après la cruelle déception du premier Galaxy, ont vite été balayés. En effet, Samsung a corrigé le tir et nous sort un smartphone vraiment haut de gamme, doté d’une belle puissance, d’un super écran et qui malgré quelques petits soucis de jeunesse, se place comme une très bonne alternative aux HTC Desire, Nexus One ou iPhone 4. La mise à jour vers Froyo (Android 2.2) annoncée pour la rentrée, ne pourra que lui faire du bien et surement le propulser au rang de meilleur smartphone sous Android.

NB: D’ailleurs ce Samsung Galaxy S est tellement bien qu’on va vous l’offrir sur le Journal du Geek cette semaine ! Restez connectés 😉

Galerie photo complète